Au soir du Vendredi saint, le 25 mars 2016, le pape François a récité une prière au ton particulièrement vigoureux, dénonçant à la fois “le terrorisme des adeptes de certaines religions“ et leurs “violences inouïes“, les “marchands d’armes“ qui aliment les guerres, le “silence lâche“ dans lequel sont persécutés des chrétiens, et le “paganisme laïc“ qui veut exclure la religion de l’espace public au nom de la liberté. Au terme du Chemin de croix qu’il présidait au Colisée, au cœur de Rome, le pape a aussi évoqué les crimes pédophiles de certains prêtres, fustigeant les “ministres infidèles“ qui dépouillent les “innocents de leur dignité“. A l’inverse, il a mis en avant “les personnes bonnes et justes qui font le bien sans chercher les applaudissements“, les repentis, les saints ou encore les bénévoles.