En Italie, une bonne partie de la presse, mais aussi de la classe politique, s’indigne du procès en cours contre les deux journalistes italiens Emiliano Fittipaldi et Gianluigi Nuzzi, dans le cadre de l’affaire ‘Vatileaks 2’. Le pape François, à son retour d’Afrique, a assuré que dénoncer la corruption était un “beau travail“, mais qu’il ne fallait pas tomber dans la “désinformation“ et la “diffamation“.
Dans une tribune du quotidien national La Repubblica, le 2 décembre 2015, intitulée le “scandale du procès des journalistes au Vatican“, un éditorialiste n’hésitait pas à écrire que “l’Eglise de François (…) risque de légitimer l’obscurité du droit médiéval, un engrenage inquisitoire“. Il est étrange “que le pape veuille punir les journalistes qui ont révélé au monde la vie de nabab de ces cardinaux qu’il dénonce comme des ‘pharaons’“, ajoute le quotidien. La fédération des journalistes italiens et l’association de la presse étrangère en Italie ont aussi publiquement fait part de leur inquiétude face à ce procès. D’abord silencieuse, une…
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