Soumis comme tout pontife à peine élu à une série d’enquêtes sur de possibles “erreurs de jeunesse“, le pape François avait rapidement été blanchi de toute accusation d’avoir laissé faire sans réagir les acteurs de la dictature argentine durant les Années de plomb. Avec la publication, le 3 octobre 2013, du livre La liste de Bergoglio, du journaliste italien Nello Scavo, qui raconte l’action du provincial des jésuites durant cette période tourmentée, c’est une nouvelle étape qui est franchie. On y découvre non seulement que le jésuite argentin n’a rien à se reprocher, mais qu’il a sauvé une grande quantité de personnes menacées par la dictature, ainsi que l’a expliqué l’auteur à I.MEDIA.
Préfacé par le prix Nobel de la paix Adolfo Pérez Esquivel, cet ouvrage, publié en Italie par Editrice Missionaria italiana, rassemble des témoignages de survivants recueillis par Nello Scavo, chroniqueur judiciaire du quotidien des évêques italiens Avvenire. Chargé juste après l’élection de Jorge Mario Bergoglio de recueillir des témoignages sur sa vie à Buenos Aires, Nello Scavo s’est ensuite intéressé aux accusations reprises par la presse sur l’éventuelle complicité du jésuite pendant la dictature. “Et si les cardinaux s’étaient trompés ?“, s’est-il alors demandé, qualifiant de “suspects“ les silences autour de la question dans l’entourage du jésuite. Pourtant, ses lectures et ses recherches vont…
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