Une dizaine de jours après la toute première rencontre entre un pape et un patriarche de Moscou, le chef de l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine assure encore que la déclaration conjointe signée à Cuba entre le pape François et le patriarche Kirill a soulevé des “questions“ et provoqué des “déceptions“ au sein de sa communauté. Mgr Sviatoslav Shevchuk, dans une interview accordée au site catholique italien ACI Stampa, affirme cependant que catholiques et orthodoxes ont besoin d’entamer “un parcours commun vers l’unité en cherchant la vérité et la justice“.
Après une première critique émise au lendemain de la rencontre de La Havane, Mgr Sviatoslav Shevchuk reconnaît désormais que celle-ci fut “très importante“, et même “historique“. Mais, à ses yeux, la rencontre du 12 février ne représente que “le début d’un parcours“. “Nous ne devons pas fixer notre attention sur un seul point, sur cette déclaration“, poursuit l’archevêque majeur de Kiev, “nous devons plutôt penser à ce qu’il faudra faire après“. “La première chose à faire est de libérer la religion de la politique“, explique le jeune archevêque, assurant que “nous ne pouvons pas nous réconcilier avec la géopolitique, mais…
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