“Je vous recommande (…) d’offrir et de stimuler l’estime et la collaboration avec les fils de l’Eglise gréco-catholique ukrainienne, qui font partie avec vous de l’Eglise catholique“. C’est la requête du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, aux séminaristes catholiques de rite latin qu’il rencontrait dans le centre pastoral de Bryukhovychi, près de Lviv (ouest de l’Ukraine), le 19 juin 2016 en fin d’après-midi. “Ne cédez jamais à la tentation de vous enfermer dans un ghetto“, a-t-il aussi averti.
Lors de ce long discours, le cardinal Pietro Parolin, envoyé spécial du pape François en Ukraine, a aussi mis en garde les séminaristes contre “un nationalisme exaspéré, qui s’interprète comme une représentation unique et authentique de l’identité nationale“. Ce type de nationalisme, a-t-il jugé, n’est que “le fruit d’un complexe d’infériorité“. Le ‘numéro 2’ du Vatican a encouragé au contraire les séminaristes à “accepter la pluralité pour ce qu’elle est : un extraordinaire instrument de croissance“. Il les a exhortés à être “un pont de culture“ entre les différentes représentations ethniques et religieuses du pays. “Ce sera une des preuves“ à…
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