Un peu plus de quatre ans après le début du conflit meurtrier en Syrie, Mgr Antoine Audo, évêque chaldéen d’Alep, est particulièrement pessimiste quant au sort des chrétiens de la deuxième ville du pays. Pour Mgr Audo, interrogé par I.MEDIA en marge des travaux de l’assemblée générale de Caritas Internationalis à Rome, les chrétiens paraissent “insignifiants“ aux yeux de la communauté internationale qui semble en outre avoir décidé “de donner Alep à la Turquie“. Le président de Caritas Syrie pointe particulièrement du doigt le rôle de l’Arabie Saoudite, qui finance ce conflit destructeur.
Dans quel état d’esprit êtes-vous plus de quatre ans après le début du conflit ? Ce que nous vivons à Alep est très grave. Au début des évènements, il y a plus de quatre ans et jusqu’à pas si longtemps, j’étais dans une attitude de grande espérance, pour que l’on trouve une solution en vue de la réconciliation, de la paix, mais je me rends de plus en plus compte qu’il y a un véritable acharnement à vouloir détruire et diviser la Syrie. C’est le fruit de concertations au niveau régional avec, c’est certain, l’Arabie Saoudite qui finance, et la Turquie…
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