De passage au Vatican pour une réunion de coordination de l’action caritative de l’Eglise catholique en Syrie, le président de Caritas Moyen-Orient a salué la “prudence positive“ du Saint-Siège dans ce dossier. Alors que certains pays brandissent la menace d’une intervention militaire en Syrie pour mettre fin au conflit, Joseph Farah a confié à I.MEDIA le 5 juin 2013 qu’il doutait du bien-fondé d’une telle démarche, invitant plutôt la communauté internationale à “alléger les souffrances“ de la population syrienne.
“Nous ne pouvons pas savoir“, répond le Libanais Joseph Farah, président de Caritas MONA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), lorsqu’on lui demande si son organisation possède la preuve de l’utilisation d’armes chimiques dans le conflit syrien. La France et le Royaume-Uni assurent depuis peu avoir des preuves de l’utilisation par le régime syrien de gaz sarin – puissant gaz neurotoxique mortel – et souhaitent une réaction des Nations unies, comme le lancement d’une action militaire contre les stocks de gaz. Un faux prétexte ? “Certains soulèvent des faits vrais ou non pour des besoins politiques“ et “l’on cherche parfois des prétextes…
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