Lors de la longue méditation qu’il tenait devant le pape François et la curie romaine, le père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, a assuré que la réforme de l’Eglise consistait à “rompre (son) isolement“ du peuple, le 6 décembre 2013. A l’occasion de cette première prédication de l’Avent, le religieux capucin a souligné que la transformation de “l’autorité service“ en “autorité pouvoir“ avait créé des “conflits infinis à l’intérieur et à l’extérieur de l’Eglise“.
Pour le premier Avent du pape François, le père Cantalamessa a préparé 3 méditations autour de la figure de saint François d’Assise (1182-1226). Au cours de la première d’entre elles, axée sur la sainteté comme instrument de la “réforme de l’Eglise“, le capucin italien a souligné que les “vrais réformateurs“ devaient avant tout se convertir, “mourir à eux-mêmes“. A ses yeux, il faut devenir des réformateurs “par la sainteté, et non seulement par l’office“. Telle est la condition de la véritable réforme de l’Eglise, celle qui évite la tentation du “schisme“, a-t-il poursuivi, en étant capable de ne pas “absolutiser…
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