Les évêques chiliens ont présenté collectivement au pape François, le 18 mai 2018, leur démission dans la crise des abus sexuels dans leur pays. Pour le Père Hans Zollner, membre de la Commission pour la protection des mineurs au Vatican et directeur du Centre pour la protection des mineurs, au sein de l'Université pontificale de la Grégorienne à Rome, cette crise peut avoir une vertu salutaire, a-t-il affirmé à I.MEDIA.
Comment mesurez-vous l’importance de la décision des évêques chiliens de remettre leur démission au pape ? Dans l’histoire de l’Eglise, cela n’était jamais arrivé qu’une conférence épiscopale toute entière remette sa charge entre les mains du Saint-Père ! Il ne s’agit pas d’une seule personne, ou même de plusieurs, mais de l'ensemble de la hiérarchie d’une Eglise locale, qui accepte le défi d’aller au fond de la question. C’est ce que le pape a écrit dans sa lettre aux évêques : il ne suffit pas de changer de tête en déplaçant tel ou tel, il faut découvrir les racines du problème. Parmi les…
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