Le Saint-Siège s’est engagé, dans la soirée du 15 décembre 2015, à renforcer la capacité de ses tribunaux et de la Gendarmerie vaticane à “mener des enquêtes pénales plus incisives“ et à “punir les délits de recyclage et de financement du terrorisme“. Il répondait aux recommandations du dernier rapport Moneyval, organe du Conseil de l’Europe chargé d’évaluer les mesures de lutte contre le blanchiment des capitaux.
Dans ce rapport sorti sept jours plus tôt mais rendu public le 15 décembre, le comité Moneyval souligne de grandes avancées dans le nettoyage des comptes suspects de l’IOR (la ‘banque du Vatican’), et dans d’autres institutions financières du petit Etat. Il souligne en revanche un “manque de mises en examen pour blanchiment d’argent ou tout autre grave délit relatif“ durant “ces trois dernières années“ (depuis le dernier rapport de 2012). Ainsi, bien que près de 11 millions d’euros aient été gelés dans les comptes du Vatican et 29 enquêtes pour blanchiment d’argent lancées, aucune “poursuite judiciaire sérieuse“ n’a été déclenchée,…
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