La vérité du mariage catholique est "menacée" quand elle n’est pas cultivée dans un environnement de foi, a déclaré le Père dominicain Serge-Thomas Bonino, secrétaire général de la Commission théologique internationale, dans L’Osservatore Romano du 4 mars 2020. Il souligne que ce sacrement n'est pas réservé à une élite croyante ni ouvert à des idéologies contraires à son sens profond.
Dans un rapport publié le 3 mars 2020, la Commission théologique internationale fait le constat de la multiplication des mariages chrétiens impliquant des baptisés non-croyants, déclare le Père Bonino. La vérité du mariage est, dans ces cas, "menacée" par deux tendances pastorales, alerte-t-il. Tout d’abord, le prêtre – préparant ou célébrant – n’étant pas un "dépistomètre" capable de mesurer le niveau de foi des promis, il ne saurait agir comme un "bureau de douanes" autorisant le sacrement uniquement à une élite. Au contraire, affirme le Français, le prêtre doit "souffler sur les braises peut-être cachées sous les cendres". L’autre écueil repose sur l’idée fausse d’un…
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