A la veille de sa participation à la canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II, le premier ministre français Manuel Valls a remis, dans la soirée du 26 avril 2014 à Rome (Italie), la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur au cardinal Roger Etchegaray. Il a assuré que le vice-doyen du collège cardinalice était un “homme engagé“, un “visionnaire“ et un “grand Français“.
Poursuivant l’effort du gouvernement français pour se rabibocher avec les catholiques après l’épisode délicat du ‘Mariage pour tous’, l’ancien ministre de l’intérieur a commencé par évoquer la “laïcité“ de la République française, soulignant que ce concept faisait “souvent l’objet d’incompréhensions, encore très récentes“. Après cette allusion aux critiques, au sein de son propre parti, concernant sa venue au Vatican, Manuel Valls a cependant assuré que “l’indépendance“ de l’Etat vis-à-vis de l’Eglise n’était pas de “l’ignorance“. A l’ambassade de France auprès du Saint-Siège, Manuel Valls a alors présenté le cardinal Etchegaray, 91 ans, comme “un trait d’union pour incarner la transition…
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