Devant le pape François, le prédicateur de la Maison pontificale a déploré “l’inquiétante indifférence des institutions mondiales et de l’opinion publique“ devant la persécution des chrétiens, le 3 avril 2015 en fin d’après-midi. Lors de l’office de la Passion dans la basilique Saint-Pierre, à l’occasion du Vendredi saint, le père Raniero Cantalamessa a mis en garde ceux qui courent le risque d’être “des ‘Pilate’ qui se lavent les mains“, évoquant l’attaque qui avait coûté la vie à de nombreux chrétiens au Kenya, la veille, et l’assassinat de 21 coptes égyptiens en Libye en février dernier.
“Les vrais martyrs du Christ ne meurent pas les poings fermés mais les mains jointes“. Mentionnant explicitement dans son homélie les 21 coptes égyptiens morts assassinés en février dernier en Libye, en “murmurant“ le nom de Jésus, et “tant d’autres exemples récents“ de persécutions, le capucin italien a mis en avant ceux qui subissent des “tortures décidées de sang froid et infligées volontairement, en ce moment-même“. “Combien de prisonniers se trouvent dans les mêmes conditions que Jésus (lors de sa Passion, ndlr)“, a-t-il ainsi déploré : “seuls, menottés, torturés, à la merci de militaires grossiers et pleins de haine qui s’abandonnent…
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