Le discours du pape François aux évêques du Conseil épiscopal latino-américain (Celam) au dernier jour de son voyage au Brésil, le 28 juillet 2013, est l’un des textes forts de ce début de pontificat. L’Uruguayenne Susana Nuin, ‘porte-parole’ du Celam, était la seule femme présente lors de cette rencontre où le pontife est revenu en détail sur le document d’Aparecida. Cette membre du mouvement des ‘Focolari’, qui a contribué en 2007 àl’élaboration de cette véritable ‘feuille de route’ pour l’Eglise du continent, revient pour I.MEDIA sur l’importance que le pape François accorde à la collégialité et au dialogue dans les structures ecclésiales.
Depuis son élection, le pape François a cité à de très nombreuses reprises le document d’Aparecida. Pourquoi lui accorde-t-il tant d’importance ? Pour 3 principales raisons. Tout d’abord, le cardinal Jorge Mario Bergoglio, lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires (Argentine), a été un des acteurs principaux de la Conférence d’Aparecida, puisqu’il a dirigé la Commission de rédaction pour le document final. En second lieu, il est conscient qu’il s’agit là du fruit d'un travail unissant des éléments très différents, et pas seulement des experts. Cela correspond à sa conception d’assemblée, d’après l’ecclésiologie développée grâce au Concile Vatican II (1962-1965), qui…
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