Dans l’avion qui le ramenait d’Asunción (Paraguay) à Rome (Italie), le pape a confié aux journalistes que le crucifix en forme de faucille et de marteau que lui avait offert le président bolivien n’était “pas une offense“, le 12 juillet 2015. Le pape, qui a reconnu sa “surprise“ lorsqu’il a reçu ce cadeau des mains d’Evo Morales quelques jours plus tôt à La Paz (Bolivie), a assuré qu’il appartenait à “l’art de la contestation“ et avait ramené avec lui au Vatican cette réplique d’un crucifix imaginé par le père jésuite Luis Espinal (1932-1980).
Voici la réponse du pape : “J’étais curieux, je ne connaissais pas cet objet et je ne savais pas non plus que le père Espinal fût un sculpteur, et aussi un poète. Je l’ai su ces jours-ci. Je l’ai vu et il s’est agi pour moi d’une surprise. Deuxièmement, on peut qualifier cela comme le genre de l’art de la contestation. Par exemple, il y a quelques années, à Buenos Aires, avait eu lieu l’exposition d’un sculpteur (León Ferrari, ndlr), bon, créatif, un Argentin, désormais mort. C’était l’art de la contestation. Je me souviens d’une œuvre : un Christ crucifié sur un…
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