Qui suis-je pour juger ?, Saint-Pierre n’avait pas de compte en banque, le confessionnal n’est pas une chambre de torture…Il n’y a pas de doute, le pape François a le sens de la formule. Si bien que plusieurs médias l’ont qualifié à maintes reprises de bon communicant. En trois ans de pontificat, si beaucoup de ses phrases choc ont fait mouche, d’autres lui ont aussi joué des tours. On se demande alors si le pape François ne serait pas plutôt un pape normal, privilégiant spontanéité et franchise… à ses risques et périls.
Dès son premier voyage apostolique pour les JMJ de Rio, à l’été 2013, le pape François instaure une nouvelle tradition : à l’inverse de ses prédécesseurs, il propose une conférence de presse durant le vol retour plutôt qu’à l’aller. Un choix habile : combien de fois les propos mal interprétés de Benoît XVI avaient-ils gâché sa visite avant même qu’il soit arrivé à destination ? François fait alors preuve d’une spontanéité… maîtrisée. Interrogé sur l’avortement, il se contente d’un froid et prudent : “vous connaissez la position de l’Eglise“. Revenant de Terre sainte, au printemps 2014, questionné sur l’éventuelle béatification polémique de Pie…
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