Dans un message à Ban Ki-Moon diffusé le 13 août 2014 par le Bureau de presse du Saint-Siège, le pape François en appelle aux Nations unies et demande l’intervention de la communauté internationale pour “mettre fin à la tragédie humanitaire en cours“ dans le Nord de l’Irak. Si le pontife se contente de demander une action dans le cadre de la Chartre de l’ONU, sans en préciser la nature, cet appel pourrait être considéré comme un feu vert à une intervention des casques bleus dans la région.
Un an plus tôt, le pape avait adressé une lettre à Vladimir Poutine, qui présidait alors le G20 réuni en Russie, pour dénoncer la “poursuite futile d’une solution militaire“ en Syrie, projetée par les Américains et les Français. “Je place devant vous les larmes, les souffrances et les cris de désespoir des chrétiens et autres minorités religieuses du pays“, affirme le souverain pontife dans un courrier daté du 9 août aux accents graves et fermes, exigeant en outre que tout soit fait à l’avenir pour arrêter de nouvelles “violences systématiques contre les minorités ethniques et religieuses“, partout dans le monde,…
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