Devant le flot incessant de réfugiés syriens, le Liban pourrait bien “payer la facture“ du conflit en cours dans la Syrie voisine, déplore le cardinal Jean-Louis Tauran, grand connaisseur du Moyen-Orient. Dans une interview accordée à l’Agence France Presse, le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux assure par ailleurs à l’intention de l’université égyptienne Al-Azhar qui avait gelé ses relations avec le Vatican début 2011 que sa porte demeure “toujours ouverte“.
Alors que le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) vient d’annoncer que le nombre de réfugiés syriens au Liban avait dépassé les 511 000 personnes, l’ancien secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec Etats assure que le Pays du Cèdre va “payer la facture“ du conflit syrien. “Où vont les réfugiés : les chrétiens chez les chrétiens du Liban, les druzes chez les druzes du Liban, les Alaouites chez des parents (au Liban, ndlr). Ce pays a déjà les problèmes des réfugiés palestiniens, de ceux de la guerre civile des années 1980, maintenant ceux de Syrie“, relève encore…
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