Dans une tribune publiée le 8 octobre 2012 dans le quotidien français Le Monde, le journaliste Gianluigi Nuzzi, auteur de Sa Sainteté - Les documents secrets de Benoît XVI, à l’origine de l’affaire des ‘Vatileaks’, appelle solennellement Benoît XVI à gracier son ex-collaborateur. Deux jours après la condamnation de Paolo Gabriele à 18 mois d’emprisonnement et l’annonce de l’éventualité d’une grâce papale, Gianluigi Nuzzi revient sur le bien-fondé, à ses yeux, de l’action du majordome, reconnu coupable d’avoir photocopié et transmis au journaliste italien plusieurs dizaines de documents confidentiels en provenance des appartements pontificaux.
“La miséricorde de l’Evangile et de l’Eglise prévoient le pardon“, affirme d’abord Gianluigi Nuzzi avant d’appeler “solennellement le pape à accorder sa grâce à son ex-collaborateur, puni pour avoir soustrait des documents dont il a fait parvenir des photocopies“ au journaliste. Le 6 octobre dernier, peu après l’annonce du verdict, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège avait assuré que la grâce papale était une éventualité “concrète“ et “vraisemblable“. “La grâce, si elle est accordée, prouvera que, dans cette affaire, l’Eglise n’est pas une institution obscure et conservatrice mais qu’elle est, au contraire, capable de pardonner celui qui –…
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