Il est urgent de créer de "nouvelles structures juridiques" de responsabilisation dans l'Eglise, a jugé le cardinal Blase Cupich, archevêque de Chicago (Etats-Unis) et membre du comité organisateur du sommet pour la protection des mineurs dans l'Eglise. Dans cette optique, il a dressé une liste de douze "étapes de procédure concrètes" à destination des conférences épiscopales du monde entier, lors de son discours le 22 février dans la nouvelle salle du Synode au Vatican.
Le haut prélat a exhorté en premier lieu de traiter avec "dignité et respect" les victimes et leurs familles ainsi que de leur dispenser un véritable soin pastoral. Signaler un abus selon lui ne devrait pas être obstrué par des règles de confidentialité. Personne, a-t-il encore insisté, ne devrait être discriminé parce qu'il a exprimé aux autorités ecclésiales des allégations à l'encontre d'un évêque. Pour lui, les mécanismes de signalement d'abus doivent donc être plus ”transparents”. Si l'allégation comporte des aspects crédibles, a-t-il recommandé, l′archevêque métropolitain – c′est-à-dire placé à la tête d′une province ecclésiastique composée de différents diocèses suffragants – devrait pouvoir réclamer…
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