Les violences exercées tout au long de l’histoire au nom de Dieu ne doivent pas être attribuées au monothéisme mais principalement aux erreurs des hommes, a affirmé Benoît XVI devant les membres de la Commission théologique internationale (CTI), le 7 décembre 2012, au Vatican. Selon lui, c’est plutôt “l’oubli de Dieu“ qui immerge la société dans un relativisme qui “génère inéluctablement la violence“.
Devant quelque 32 membres de la CTI, actuellement réunis en assemblée plénière, Benoît XVI est revenu dans son discours sur le concept de sensus fidei. Le Concile Vatican II (1962-1965) avait défini ce dernier, dans la Constitution Lumen Gentium, comme le sens surnaturel de la foi qui est celui du peuple de Dieu tout entier. “Ce sens surnaturel de la foi des croyants, a souligné le pape, appelle à réagir vigoureusement contre le préjugé selon lequel les religions, et en particulier les religions monothéistes, seraient intrinsèquement porteuses de violence en premier lieu parce qu’elles prétendent qu’il existe une vérité universelle“. Le souverain…
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