Pour le cardinal Robert Sarah, président du Conseil pontifical Cor unum, en charge de la charité du pape, on oppose trop souvent une “bonne Eglise“, celle de l’aide humanitaire, à “l’Eglise de la prédication et de la vérité“. Lors de la présentation à la presse du Message du pape François pour le Carême, le 4 février 2014, le haut prélat a rappelé qu’il fallait avoir une vision “intégrale de la pauvreté“ et que ce serait un “délit“ que de priver le pauvre de la présence de Dieu.
“La vision chrétienne de la pauvreté n’est pas la même que celle dictée par le sens commun“, a ainsi affirmé le cardinal Sarah devant les journalistes. “On considère trop souvent la pauvreté simplement dans sa dimension sociologique et on la comprend comme le manque de biens“. Commentant l’expression “Eglise pauvre pour les pauvres“, lancée par le pape François au début de son pontificat, le chef de dicastère a estimé qu’elle était traduite par beaucoup comme une “forme de contestation de l’Eglise“. Ainsi, le cardinal guinéen a déploré que l’on oppose une “Eglise des pauvres, une bonne Eglise, une Eglise qui…
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