L’un des plus grands dangers que pourraient induire les attentats perpétrés à Paris (France) serait “d’identifier les musulmans aux terroristes djihadistes“, assure la revue La Civiltà cattolica datée du 26 décembre 2015. Trois semaines après les attaques meurtrières, le bimensuel jésuite traditionnellement relu en Secrétairerie d’Etat consacre une douzaine de pages à la tragédie, estimant que la France ne se trouve pas engagée dans une “véritable guerre“ car Daesh “n’est pas un Etat“ et l’ennemi “est invisible“.
Livrant une étude sur la stratégie de Daesh, le jésuite Giovanni Sale explique pourquoi la France a été touchée. Il s’agissait notamment, écrit-il, de répondre par la “rétorsion“ aux interventions occidentales en Syrie, dans un pays plus accessible que les Etats-Unis, et d’un point de vue idéologique, de transformer en “champ de bataille“ ce qui est considéré comme “la terre de la perversion“. Plus de dialogue Si c’est aussi le symbole de Paris, “ville de la liberté et de la joie“, qui a été touché, fait observer le père Giovanni Sale, la France est par ailleurs une ex-puissance coloniale, un…
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