A quelques jours de l’annonce solennelle de l’année sainte extraordinaire du Jubilé de la miséricorde voulue par le pape François, le cardinal Georges Cottier assure que la miséricorde est une réponse au “grand drame“ du “mal“ que connaît le monde. Interpellé par I.MEDIA, l’ancien théologien de la Maison pontificale explique en outre que, face aux violences commises dans le monde, l’Eglise ne peut encourager “des armées chrétiennes“ mais qu’elle a au contraire une mission de “dialogue“. Bientôt âgé de 93 ans, le cardinal et dominicain suisse Georges Cottier fut l’un des proches collaborateurs de Jean-Paul II (1978-2005) avec qui il organisa la journée du pardon lors du Jubilé de l’an 2000.
L’annonce d’une année sainte extraordinaire vous a-t-elle étonné ? Qu’est-ce que cela signifie pour l’Eglise ? J’ai été étonné car je ne m’y attendais pas, mais cette annonce n’est pas pour autant quelque chose d’insolite. C’est un événement très significatif. Une année sainte est un parcours de conversion auquel le pape invite tous les membres de l’Eglise. Quant à la miséricorde, c’est une grande inspiration du Concile Vatican II qui avait déjà incité Jean-Paul II à proclamer le dimanche de la divine miséricorde lors de la canonisation de sœur Faustine Kowalska (1905-1938). Nous avons besoin d’approfondir ce thème. A certaines périodes de…
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