Lorsque le pape François était venu à leur rencontre dans l’avion qui le menait de Rome à Rio de Janeiro, 4 mois après son élection, les journalistes avaient été un peu dépités de n’entendre le nouveau pontife que brièvement pour quelques phrases (banales, oserons-nous ?) sur l’importance des jeunes et de leurs aînés dans la société. Le pape leur avait simplement dit qu’il était un peu comme Daniel dans la fosse aux lions et qu’il n’aimait pas donner d’interview. Chaque journaliste avait ensuite serré la main du pape, en file indienne.
Mais à son retour vers Rome, après une conférence de presse exceptionnelle en plein ciel de 1h20 aux questions très ouvertes, les journalistes du “vol papal“ avaient compris que Jorge Mario Bergoglio savait parfaitement ce qu’il faisait et, pour beaucoup, étaient tombés sous le charme. Au Vatican, nul n’a oublié le voyage de Benoît XVI entièrement pollué par une petite phrase prononcée avant d’atterrir au Cameroun et largement utilisée hors contexte par les médias. “Je suis un peu rusé“, confiait le pape François l’an passé aux revues jésuites. En route vers Amman et la terre sainte, ce samedi matin, il…
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