Le pape François est un grand amateur de néologismes, de nouveaux mots avec lesquels il entend marquer les esprits. Lors de la cérémonie des Vêpres et du Te Deum en remerciement de l’année écoulée, dans la soirée du 31 décembre 2014, le pape argentin a ainsi forgé deux nouveaux termes. Mais les exemples, depuis le début du pontificat, ne manquent pas, qui vont de la pure et simple création à l’usage de l’argot argentin.
Dans la basilique Saint-Pierre, au dernier jour de l’année, le pape François a ainsi dénoncé le récent scandale de corruption révélé au sein de la municipalité de Rome et fustigé une société qui criminalise les pauvres et les contraint “à se mafiaiser“ (mafiarsi, en italien). Puis il a mis en garde les fidèles devant le risque de “nostalgiser l’esclavage“. En quelques minutes, il faisait entrer deux nouveaux mots dans le magistère. Quelques jours plus tôt, dans le discours robuste qu’il a tenu devant les responsables de curie romaine pour pointer du doigt 15 “maladies“ qui menacent le gouvernement de l’Eglise, le pape…
Cet article est réservé aux abonnés.
JE ME CONNECTE