Participant à la 2e Rencontre mondiale des mouvements populaires, à Santa Cruz (Bolivie), le pape François a dénoncé avec force de “nouvelles formes de colonialisme“ comme “l’idole argent“ ou “l’uniformité culturelle“, le 9 juillet 2015. Face à un “système“ devenu insupportable, dans un discours qui fera date, le pape argentin a encouragé les peuples à s’unir pour favoriser le “changement“. Devant de nombreuses communautés indigènes latino-américaines, il a également explicitement demandé pardon pour les “crimes“ de l’Eglise contre les peuples autochtones durant la colonisation du continent.
A son arrivée, le pape François avait été accueilli par des milliers de personnes en liesse, debout, scandant “le pape en Bolivie ! le pape en Bolivie !“, le poing levé, et acclamant également le président Evo Morales. Le pape a alors été invité à s’asseoir aux côtés du président et ancien syndicaliste, affublé d’un blouson sur lequel figurait le portrait de Che Guevera. Avant que le pape ne prenne la parole, le président Morales, premier président indigène de Bolivie, a prononcé un long discours aux accents de meeting politique, ponctué de vifs applaudissements, revenant sur son passé de leader syndical. Evo…
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