En renonçant à sa charge, Benoît XVI a eu le courage “de se dépouiller de tout et de céder la place à un autre qu’on ne choisit pas“, faisant preuve de “la même disponibilité à obéir à l’Esprit“ que Jean-Paul II (1978-2005). C’est l’analyse du philosophe français Rémi Brague, lauréat du “Prix Ratzinger“ en novembre 2012, qui s’est confié à I.MEDIA à l’approche de la fin du pontificat de Benoît XVI.
Interrogé sur le travail qui attend le successeur de Benoît XVI, Rémi Brague souligne d’abord que ce pape a eu le courage “de donner un coup de pied dans la fourmilière pédophile“. Estimant “qu’il reste pas mal de ménage à faire“, le philosophe distingue en outre deux dossiers importants pour l’avenir : la montée des mouvements évangéliques et l’islam. “Un pape n’a guère de pouvoir“ et ne peut “gouverner à coup d’oukases“, d’autant qu’il “ne dispose d’aucune armée pour contraindre les fidèles à lui obéir“, affirme enfin Rémi Brague, répondant ainsi aux critiques concernant le gouvernement de l’Eglise ces 8…
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