En vol entre Cuba et les Etats-Unis, le 22 septembre 2015, le pape François a rencontré les journalistes qui l’accompagnent, intervenant pendant près d’une demi-heure avec beaucoup prudence. Interrogé sur l’opposition au régime castriste, la levée de l’embargo américain sur Cuba ou encore les souffrances de l’Eglise locale, il a plusieurs fois botté en touche. Il a en revanche voulu rassurer les catholiques inquiets par son style en affirmant qu’il n’était pas “l’antipape“, se disant prêt à réciter “le Credo“ pour le prouver. Concernant le capitalisme ou la protection de l’environnement, il a aussi affirmé qu’il ne disait rien qui n’appartienne pas à la doctrine sociale de l’Eglise.
Interpellé sur la levée de l’embargo américain sur Cuba, le pape – visiblement fatigué – a expliqué que la question faisait partie “des négociations“ en cours entre Washington et La Havane. Prudent, il a souhaité que l’on parvienne à “un accord qui puisse satisfaire les deux parties“ et seulement rappelé l’existence d’une position “bien précise“ du Saint-Siège sur “les“ embargos, présente dans la doctrine de l’Eglise. S’il évoquera la question “des accords binationaux et multinationaux comme signe de progrès pour la coexistence“ devant le Congrès américain, le 24 septembre, le pape a assuré qu’il n’y parlerait pas “concrètement“ de cette…
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