Pour le Saint-Siège, la “ligne d’impartialité“ instaurée par Benoît XV est “la seule possible“ face aux guerres, a déclaré le cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin lors d’une conférence sur la fin de la Première guerre mondiale à l’Aquilée (Italie du Nord) le 12 juillet 2018, a rapporté le Saint-Siège le 13 juillet.
La Grande guerre a “radicalement“ changé le monde, annonçant les conditions politiques, institutionnelles et sociales de l'époque actuelle, a observé le haut prélat. Une guerre à la fois “tragique et grandiose“ qui a “projeté l’Eglise catholique dans la modernité“. Notamment grâce à la clairvoyance du pape Benoît XV, a-t-il estimé. Avec son secrétaire d’Etat, le cardinal Pietro Gasparri, Benoît XV (1914-1922) a su immédiatement imposer au Saint-Siège une “ligne d'impartialité“, interdisant toute préférence pour l’un ou l’autre des belligérants. Une ligne qui “s’avère encore aujourd'hui gagnante“, a considéré le cardinal Parolin, car elle est “la seule possible“ pour faire prévaloir…
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