“Sans préjugés et sans peur“, l’Eglise doit “se retrousser les manches“ et ne pas “regarder passivement la souffrance du monde“. C’est ce que le pape François a demandé dans une homélie au ton particulièrement fort au cours de la messe qu’il célébrait dans la basilique Saint-Pierre, le 15 février 2015, avec les nouveaux cardinaux créés la veille.
A mi-chemin entre deux synodes sur la famille et alors que le style et certaines orientations du pape argentin font grincer des dents – dans la curie romaine comme dans l’Eglise universelle -, le pontife a fustigé la “caste“ des “docteurs de la loi“ qui ont “peur de perdre ceux qui sont sauvés“ et encouragé la logique de ceux qui souhaitent “sauver ceux qui sont perdus“. Le Seigneur, a assuré le pape François, “est présent aussi en ceux qui ont perdu la foi“ et “la route de l’Eglise est celle de ne condamner personne éternellement“. A l’approche du deuxième anniversaire…
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