Le pape François a présidé, dans la soirée du Vendredi saint 18 avril 2014, le traditionnel Chemin de croix au cœur de Rome (Italie), évoquant à la fois “la monstruosité de l’homme“ et “l’immensité de la miséricorde de Dieu“. Face au Colisée, en présence de dizaines de milliers de fidèles, le pape a prié pour les victimes des fléaux du monde moderne, au rythme des méditations écrites par Mgr Giancarlo Maria Bregantini, évêque italien connu pour ses prises de position énergiques contre la mafia et la corruption.
Pendant près d’1h30, le pape de 77 ans a ainsi suivi depuis la colline du Palatin les 14 stations du Chemin de croix parti de l’intérieur du Colisée. L’air grave et couvert d’un long manteau blanc, le pape a écouté les méditations particulièrement fortes écrites à sa demande par Mgr Bregantini, archevêque de Campobasso-Boiano. Dans ce texte, le prélat italien déplorait les “graves conséquences sociales“ de la crise économique, comme le chômage, la précarité, le “suicide des entrepreneurs“ ou encore la corruption. L’évêque de Campobasso mentionnait également le drame des réfugiés, la violence faite aux femmes, ou encore la souffrance…
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