Quatre jours après le lancement du Jubilé de la miséricorde, à Rome, les pèlerins se font rares aux alentours de la basilique Saint-Pierre, et l’organisation semble également hésitante. La période hivernale, la ‘délocalisation’ de ce jubilé dans les diocèses du monde entier et l’exagération des médias italiens concernant les menaces terroristes semblent avoir démotivé les foules, plus nombreuses au début du Jubilé de l’an 2000.
Aux alentours de 8h30, ce 11 décembre, quelques personnes viennent à l’Accueil des pèlerins, sur la via della Conciliazione, demander un billet pour entreprendre le parcours jusqu’à la Porte sainte de la basilique Saint-Pierre. Ce service, également accessible sur Internet, fonctionne par réservation, mais les pèlerins se font rares et les hôtesses d’accueil, souriantes, distribuent les billets sans hésiter. A l’entrée du parcours, des volontaires en dossard jaune décoré du logo du jubilé valident le code-barres de chaque billet et confient des croix en bois de plus d’un mètre de haut, autour desquelles se rassemblent les groupes. A partir de…
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