De passage au Vatican pour la signature d’un accord interreligieux contre la traite des êtres humains, un représentant de l’université égyptienne d’Al-Azhar, Mahmoud Azab, a affirmé que l’institution musulmane était aux côtés du Saint-Siège pour aider à résoudre les “grands problèmes“ de l’humanité, le 17 mars 2014. Evoquant de façon indirecte l’interruption du dialogue entre Rome et Al-Azhar depuis janvier 2011, le représentant musulman a estimé que le grand imam de l’université sunnite attendait seulement de percevoir des “signaux positifs“ pour renouer les liens.
Interpellé sur les relations entre le Vatican et Al-Azhar depuis les propos de Benoît XVI (2005-2013) suite à un attentat dans un église d’Alexandrie, en défense des chrétiens d’Egypte, Mahmoud Azab a soutenu qu’il n’y avait jamais eu de “grands malentendus“. L’université, plus haute autorité de l’islam sunnite, avait alors cependant interrompu le dialogue avec le Saint-Siège de façon unilatérale, pour dénoncer “l’ingérence“ du pontife dans les affaires du pays. Pour l’envoyé d’Al-Azhar, le grand imam Ahmed Al-Tayyeb, un homme “clairvoyant“, avait ainsi voulu souligner que le dialogue n’était pas “suffisant“ et inviter “l’Occident à changer de vocabulaire“. Mahmoud Abaz…
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