S'il est “plus facile de réprimer que d'éduquer”, les lieux de détention ne devraient pas être “l'ultime solution” utilisée par la justice, a déclaré le pape François le 8 novembre 2019. Le pontife a reçu en audience au Vatican les participants à la rencontre sur la pastorale des prisons organisée par le Dicastère pour le service du développement humain intégral les 7 et 8 novembre.
Conséquence de "l'égoïsme" et de "l'indifférence" ambiants, la situation du monde carcéral est le reflet de la réalité sociale, a constaté le Souverain pontife. Elle synthétise selon lui la “culture du déchet”, si souvent dénoncée depuis le début de l'actuel pontificat. La prison est trop souvent considérée comme “l'ultime solution” pour préserver la société de ceux qui agissent contre les normes sociales, a déploré le pape François. A grands renforts de deniers publics, on cherche davantage à “réprimer” les infracteurs qu'à promouvoir véritablement leur développement intégral de manière à “réduire les circonstances propices à la réalisation d'actes illégaux”. Cependant, les…
Cet article est réservé aux abonnés.
JE ME CONNECTE