L'alors cardinal Theodore McCarrick "était exhorté à ne pas voyager et à ne pas faire d’apparitions publiques afin de ne pas provoquer d’autres rumeurs" d'inconduites sexuelles, mais il ne s'agissait pas de "sanctions", détaille le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, dans une lettre signée du 7 octobre 2018 et publiée par le Saint-Siège le même jour. En la matière, les décisions des Souverains pontifes, rappelle-t-il, sont prises sur la base d'informations disponibles "au moment précis" et ne sont pas infaillibles.
Cette lettre du préfet de la Congrégation pour les évêques, détaille celui-ci, s’appuie sur ses "contacts personnels" mais aussi sur les archives de son dicastère. Il confirme d’ailleurs que celles-ci sont à l’étude pour "éclairer ce triste cas", conformément aux instructions du pape François, révélées le 6 octobre par le Vatican. Dans cette lettre rédigée en français, le cardinal Ouellet vient à la fois expliquer les mesures du Saint-Siège concernant l’ancien cardinal McCarrick et aussi condamner la stratégie de Mgr Viganò et sa demande de démission du pape argentin. Le cardinal canadien souligne qu’il n’y a dans les archives de…
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