C’est un vibrant plaidoyer pour un “nouvel humanisme européen“ qu’a lancé le pape François en recevant le Prix Charlemagne, le 6 mai 2016 au Vatican. Devant les plus hauts responsables des institutions européennes, mais aussi la chancelière allemande Angela Merkel, le chef de l’Eglise catholique s’est interrogé sur la destinée européenne, souhaitant “un élan nouveau et courageux à ce cher continent“, et rêvant d’une Europe “jeune“, capable d’intégrer et non d’exclure, d’armer ses enfants “des armes du dialogue“ et de générer, en privilégiant l’attention aux jeunes.
Grâce à ses “Pères fondateurs“, a affirmé le pape François devant un prestigieux parterre, l’Europe s’est relevée après “la plus terrible des guerres“ au siècle dernier. Mais, a-t-il constaté, “cette ‘famille de peuples’, admirablement agrandie entretemps, semble dernièrement moins sentir comme siens les murs de la maison commune, érigés parfois en s’éloignant du judicieux projet conçu par les Pères“. La “résignation et la fatigue ne font pas partie de l’âme de l’Europe“, a assuré le pape, déplorant qu’elle soit en train de “se retrancher“, de construire “des enclos particuliers“. Dans ce discours portant manifestement sa marque, le premier pape non européen…
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