Une “évolution de la doctrine“ de l'Eglise est non seulement possible mais surtout nécessaire pour répondre aux défis pastoraux, assure la revue La Civiltà cattolica datée du 14 mai 2016. Après la publication de l’Exhortation apostolique Amoris Laetitia, le bimensuel jésuite traditionnellement relu en Secrétairerie d’Etat consacre une trentaine de pages au document du pape François ouvrant l’accès aux sacrements pour les divorcés remariés, au cas par cas et à certaines conditions.
Alors que se multiplient des réactions estimant que le paragraphe 305 d’Amoris Laetitia et sa note de bas de page “contredisent“ la doctrine de l’Eglise, le jésuite Thomas P. Rausch se demande si une “évolution de la doctrine“ est possible. Il répond en citant une expression de saint Vincent de Lérins particulièrement chère au pape, affirme-t-il : la doctrine peut évoluer “à condition qu’il s’agisse vraiment d’un progrès dans la foi et non d’un changement“. Et de donner l’image d’un corps humain qui évolue au cours du temps. La doctrine est “intimement connectée à l’histoire vécue par l’Eglise“ et elle…
Cet article est réservé aux abonnés.
JE ME CONNECTE