“Dieu demandera des comptes aux esclavagistes d’aujourd’hui“, a averti le pape François le 17 février 2016 à Ciudad Juárez, au nord du Mexique, lors d’une rencontre avec quelque 3000 travailleurs et entrepreneurs. Dans une société où s’est imposé “le paradigme de l’utilité économique“ et entièrement tournée vers le profit, le pape a encouragé à “investir“ plutôt dans les personnes.
La ville de Ciudad Juárez, à la frontière avec le Texas (Etats-Unis), est un centre industriel en plein développement, particulièrement consacré au traitement en vue de l’exportation. Dans un contexte de violence et de misère, les cas d’exploitation par le travail ne sont pas rares. Dans son discours, le pape a alors relevé que l’époque actuelle avait “imposé le paradigme de l’utilité économique comme principe des relations personnelles“ et que “la mentalité régnante prône le plus de profits possible, à n’importe quel prix et immédiatement“. Au-delà de “la perte de la dimension éthique des entreprises“, a soutenu le pape, “on…
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