Alors qu’une page de l’histoire œcuménique va se tourner avec la première rencontre entre un pape et un patriarche de Moscou, le 12 février 2016, l’unification de la date de Pâques entre catholiques et orthodoxes reste une question épineuse. Souhaitée depuis des décennies par l’Eglise catholique et quelques Eglises orthodoxes, cette unification regardée avec suspicion par l’Eglise russe n’est cependant pas encore à l’ordre du jour des discussions œcuméniques. Elle ne devrait pas non plus être abordée lors du concile panorthodoxe organisé en juin prochain.
La date de Pâques, définie par le concile de Nicée en 325, est fixée au premier dimanche après la première lune de printemps, qui commence le 21 mars. Mais tous les chrétiens ne la fêtent pas le même jour, les orthodoxes suivant le calendrier julien, institué par Jules César en 46 avant Jésus-Christ, tandis que les catholiques se réfèrent au calendrier grégorien mis en place par le pape Grégoire XIII en 1582. Moyennant les 13 jours de différence entre les deux calendriers, il arrive que la résurrection du Christ soit célébrée avec cinq semaines de décalage, comme cette année où…
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