Malgré sa volonté de se conformer aux normes internationales de lutte contre le blanchiment d’argent, l’Etat du Vatican éprouve des difficultés à poursuivre les coupables sans la coopération de leurs pays d’origine, en particulier l’Italie. C’est ce qu’a souligné, le 6 février 2016, le promoteur de justice Gian Piero Milano, lors de l’ouverture officielle de la nouvelle année judiciaire au Vatican, en présentant l’activité de l’année écoulée.
Dans un long texte consacré pour une bonne partie à la réforme financière, Gian Piero Milano répond au dernier rapport du comité Moneyval. En décembre dernier, l’organe du Conseil de l’Europe avait demandé au Vatican d’entreprendre des poursuites judiciaires à l’encontre des coupables de blanchiment d’argent. Le promoteur de justice pointe du doigt la difficulté spécifique du Vatican, à savoir l’impossibilité d’agir sans la coopération internationale, les suspects étant pour la plupart citoyens de pays étrangers, note-t-il, “surtout l’Italie“. Or les recours “à des commissions rogatoires internationales“ enclenchent des procédures “complexes et lentes“, assure le procureur, quand la collaboration n’est…
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