Au lendemain de l’interview inattendue du pape François sur la Chine au journal Asia Times (Hong Kong), Régis Anouil, rédacteur en chef d’Eglises d’Asie, fait part de ses impressions à I.MEDIA. Pour le directeur de l’agence d’information des Missions Etrangères de Paris, le pape François, en choisissant de ne pas aborder “la liberté religieuse“ dans cet entretien, privilégie avant tout le “dialogue“ à la “confrontation“. Néanmoins, Régis Anouil s’interroge sur l’issue de ce dialogue, alors que “rien n’indique“ que Pékin soit prêt à abandonner sa “volonté de contrôle étroit sur les organisations religieuses“.
Le pape adresse “un message très fort aux Chinois“, relève encore le rédacteur en chef d’Eglises d’Asie, les invitant au “dialogue avec l’Occident“ et à se “réconcilier avec leur histoire“. Que retenez-vous de cette interview inédite du pape François sur la Chine ? Que veut-il dire quand il assure que “la peur n’est jamais bonne conseillère“ ? Le pape François nous vient des jésuites et son interview qui appelle à une “rencontre“ avec la Chine par le “dialogue“ s’inscrit, à mon sens, dans l’héritage direct du jésuite Matteo Ricci et de son livre écrit en chinois De l’amitié (1595). Il sait que, dans la sagesse confucéenne, le rapport…
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