Au lendemain de la publication de l’entretien inédit du pape François sur la Chine au journal en ligne Asia Times, le 3 février 2016, les commentaires des vaticanistes sont mitigés, et la plupart sceptiques. Pour le vaticaniste italien Sandro Magister, cette interview est un “superbe exemple de Realpolitik poussée à l’extrême“. “Il l’est par son silence total - conclu avec l’intervieweur - sur les questions religieuses et de liberté“, écrit-il sur son blog Settimo Cielo.
Le journaliste d’Asia Times Francesco Sisci a en effet assuré qu’il avait “intentionnellement“ refusé de poser des questions au pape sur les persécutions religieuses exercées par le gouvernement chinois. Sandro Magister reproche en outre des paroles du pape “absolutrices et sans retenue“ sur la Chine, “exhortée à se faire ‘miséricorde envers elle-même’“ par rapport à son passé, tandis qu’il ne mentionne “jamais“ les “millions de victimes“ du communisme. Le vaticaniste américain John Allen, pour sa part, regrette que “l’ouverture du pape à la Chine passe sous silence la liberté religieuse“. Il note cependant que cette ligne dans la diplomatie vaticane…
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