Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, défend le rôle actuel de la Secrétairerie d’Etat, mais reconnaît qu’elle doit s’inspirer de la collégialité et de la synodalité voulues par le pape François, pour éviter des excès de pouvoir. C’est ce qu’il explique dans un long entretien à l’hebdomadaire espagnol Vida Nueva, le 14 janvier 2016, sur fond de réforme de la curie. Interrogé sur le terrorisme, il encourage par ailleurs les leaders musulmans à un enseignement plus clair sur “l’incompatibilité“ entre “violence et religion“.
Jusqu’alors plutôt réticent à s’exprimer dans les médias, le cardinal Pietro Parolin, après une première interview-confidences le 9 janvier à Radio Vatican, s’exprime cette fois dans un long entretien à l’hebdomadaire espagnol Vida Nueva. Dans une première partie de l’interview publiée par L’Osservatore Romano, le ‘numéro 2’ du Saint-Siège s’exprime sur l’avenir de la Secrétairerie d’Etat, dans le cadre de la réforme de la curie romaine. Par le passé, notamment après le scandale Vatileaks puis la démission de Benoît XVI, la Secrétairerie d’Etat fut accusée d’un rôle décisionnel excessif, au point parfois d’isoler le pontife. “La Pastor bonus (Constitution apostolique promulguée en 1988 par Jean-Paul…
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