Une “rupture“ qui a créé de la “confusion“ dans l’Eglise ou une réforme “dans la continuité“ : comment interpréter avec justesse le Concile Vatican II ? C’est à cette question que se propose de répondre le Comité pontifical des sciences historiques, lors d’un colloque organisé au Vatican du 9 au 11 décembre 2015, cinquante ans après la clôture du concile. A travers de nombreuses archives, ce colloque choisit de s’intéresser aux “protagonistes“ de Vatican II, tout en tenant compte également de l’influence de la “minorité active“, au sein des pères conciliaires, menée par Mgr Marcel Lefebvre.
En 2005, Benoît XVI (2005-2013), dans un discours à la curie romaine resté célèbre, expliquait qu’il y avait deux interprétations du concile : celle, erronée, de la “discontinuité et de la rupture“, ayant “causé de la confusion“ dans l’histoire de l’Eglise, et celle, plus juste, de “la réforme, du renouvellement dans la continuité“, qui au contraire a “porté des fruits“. Comment réconcilier ces deux lectures opposées ? C’est le défi qu’a souhaité relever le Comité pontifical des sciences historiques avec ce colloque : “il ne s’agit pas d’écrire une ‘contre-histoire’ du Concile Vatican II, mais plus de reprendre l’enquête historique (…) et…
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