Venu en République centrafricaine “en pèlerin de la paix“ et en “apôtre de l’espérance“, le pape François a lancé dès son arrivée à Bangui, le 29 novembre 2015, un appel à “l’unité“ de ce pays en proie à de violents conflits intercommunautaires. Au début de cette visite d’à peine plus de 24 heures, le pape a souhaité que les prochaines élections offrent au pays “une nouvelle étape de son histoire“. La présidente de transition, pour sa part, a présenté cette visite comme “une victoire de la foi sur la peur“, demandant pardon pour toute la violence commise dans le pays.
Reçu au palais présidentiel de Bangui par la chef de l’Etat de transition, Catherine Samba-Panza, le pape a pour la première fois de son pontificat prononcé son discours en français, s’appliquant à bien prononcer son texte. “C’est en pèlerin de la paix que je viens, et c’est en apôtre de l’espérance que je me présente“, a affirmé le chef de l’Eglise catholique, assurant que “la République Centrafricaine s’achemine progressivement, malgré les difficultés, vers la normalisation de sa vie socio-politique“. Depuis l’apparition des violences entre milices armées, fin 2012, les combats ont fait quelque 6000 morts. Les Nations unies ont déployé…
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