Plusieurs évêques et cardinaux ont livré dans la presse leur propre interprétation du rapport final du synode sur la famille, voté le 24 octobre 2015. Sur les fameux trois paragraphes concernant les divorcés-remariés, votés de justesse et à l’énoncé assez obscur, leurs lectures divergent. Certains y voient un rappel de la doctrine actuelle en vigueur dans l’Eglise, qui leur interdit tout sacrement, tandis que d’autres y lisent une possibilité d’ouverture à l’accès à la communion. D’autres encore pensent que le texte laisse surtout une marge de manœuvre au pape François.
Pour l’évêque belge Mgr Johan Bonny, il y a ainsi dans le document final “une nouvelle ouverture pour annoncer l’Evangile dans des situations existentielles, sans devoir laisser en dehors de ces chemins pastoraux la possibilité d’accéder aux sacrements“. “En ayant entendu le discours final du pape, poursuit l’évêque d’Anvers (Belgique), il est clair que déjà, avec l’année de la miséricorde, il continuera sur cette voie. Le pape François a la porte libre pour aller de l’avant“. Pour le père Adolfo Nicolás, préposé général de la Compagnie de Jésus, qui faisait partie de la commission nommée par le pape pour rédiger…
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