“En matière de liberté d’expression, il y a des limites“. C’est ce que le pape François a tenu à souligner dans l’avion qui le menait du Sri Lanka aux Philippines, le 15 janvier 2015, en réaction à l’attentat meurtrier contre la rédaction du journal satirique français Charlie Hebdo, huit jours plus tôt. S’il a réaffirmé avec force que “tuer au nom de Dieu“ était une véritable “aberration“, le chef de l’Eglise catholique a soutenu que l’on ne pouvait pas “provoquer“ ou “insulter la foi des autres“.
Interrogé à bord de l’avion par un journaliste français, le pape a clairement fait référence aux attentats de Paris et expliqué qu’il existait des “limites“ en matière de liberté d’expression. S’il a assuré que chacun avait “le droit“, même “l’obligation de dire ce qu’il pense pour aider le bien commun“, le pape a fait comprendre que ceux qui provoquent ou offensent peuvent s’attendre à une réaction. (Le verbatim de la réponse du pape se trouve à la fin de cette dépêche). 45 minutes avec les journalistes Interpellé sur les menaces du terrorisme islamique qui pèsent sur lui et le Vatican,…
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