“Il faut avant tout préciser que nous ne sommes pas misogynes, nous ne voulons pas manger chaque jour une femme !“ Avec ces mots, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), se défend de vouloir entrer en guerre ouverte avec les religieuses américaines de la ‘Leadership conference of women religious’ (LCWR). Dans un entretien au supplément féminin de L’Osservatore Romano du 1er septembre 2014, le préfet de la CDF annonce en outre la prochaine nomination d’un nombre plus important de femmes au sein de la Commission théologique internationale.
La responsable du supplément Femmes, Eglise, monde du ‘quotidien’ du Vatican, Lucetta Scaraffia, fait le récit de son interview du cardinal Müller, préfet de “l’ancien et redoutable Saint-Office, considéré comme un conservateur ratzingerien dans une curie qui s’ouvre à une vision moins rigide de la tradition catholique“. Passée la surprise de sa rencontre avec un haut-prélat “en sandales et tee-shirt noir“ dans l’ancien appartement du cardinal Ratzinger, la journaliste rapporte les souvenirs féminins du cardinal Müller : sa mère, les religieuses de son enfance, celles qui l’assistent aujourd’hui ou encore ses collaboratrices à la CDF. Interpellé sur le bras de fer…
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