Alors que Donald Duck, le célèbre personnage de Disney, vient de fêter ses 80 ans, L’Osservatore Romano, dans son édition du 11 juin 2014, a offert une lecture sombre du sympathique canard, évoquant notamment “l’ombre inquiétante“ qui entoure sa figure. Pour le ‘quotidien du Vatican’, Donald symbolise ainsi “l’esprit du temps“, en incarnant le “relativisme absolu“.
En se moquant de ce canard “humilié et offensé“, “criblé de dettes“, les lecteurs compatissent avec eux-mêmes, analyse ainsi l’auteur de l’article, Dario Fertilio, pointant du doigt la “tendance superstitieuse à chercher ailleurs, dans le hasard ou dans la malchance“, la “cause de nos contretemps et de nos échecs“. Et pourtant, poursuit le journaliste et romancier italien, une “ombre obscure“ entoure ce personnage. Tout d’abord, il y a sa relation “ambiguë et masochiste“ avec son oncle Piscou, l’avare “qui prend son bain dans un océan de dollars“. A ses yeux, cette relation de “dévotion/aversion“ est la même qui existait entre…
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